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Musique classique et opéra par Classissima

Plácido Domingo

vendredi 24 février 2017


Classiquenews.com - Articles

11 février

OPERA MAGAZINE N°125 – février 2017 : Rolando Villazon : plus à l’aise en Ulisse ou en Orfeo »

Classiquenews.com - Articles OPERA MAGAZINE N°125 – février 2017 : Rolando Villazon : plus à l’aise en Ulisse ou en Orfeo »… SOMMAIRE du magazine mensuel dédié à l’actualité de l’art lyrique international… GRAND ENTRETIEN et en couverture: À partir du 28 février, le ténor franco-mexicain Rolando Villazon, qui chaque été à Baden Baden pursuit l’enregistrement des grands opéras de Mozart (en 2017, La Clémence de titus avec la Vitellia très attendue de Sonya Yoncheva) est le héros d’une nouvelle production d’Il ritorno d’Ulisse in patria de Monteverdi, d’abord au Théâtre des Champs-Élysées, pour cinq représentations, puis à l’Opéra de Dijon, les 31 mars et 2 avril. Une étape de plus dans la conquête du répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles pour un artiste désormais entré dans une nouvelle période de sa carrière, après une première phase entièrement dédiée aux grands emplois de Verdi, Puccini, Massenet et Gounod. RENCONTRES Bernard Foccroule… Le directeur du plus international des festivals d’opéra français, qui quittera ses fonctions à la fin de l’édition 2018, pour laisser la place à Pierre Audi, annonce, pour juillet, Don Giovanni, Carmen, The Rake’s Progress, Erismena de Cavalli et la création de Pinocchio de Boermans, avec dans le rôle-titre la jeune mezzo Chloé Briot, déjà remarquée dans le rôle principal de Nemo enfant dans Little Nemo de David Chaillou, d’après Windsor McCay, donné en première mondiale le 14 janvier 2017 à Nantes (Théâtre Graslin, repris en mars à Angers). VOIR notre reportage vidéo LITTLE NEMO avec Chloé Briot et aussi : Nadine Sierra : Après la nouvelle production d’Eliogabalo, en début de saison, au Palais Garnier, la jeune soprano américaine participe à la reprise de Die Zauberflöte (en Pamina) à la Bastille, jusqu’au 7 février, puis à celle de Rigoletto (en Gilda), du 27 mai au 27 juin. Elena Mendoza : Le 20 février, la compositrice espagnole propose La ciudad de las mentiras (La Cité des mensonges) sur la scène du Teatro Real de Madrid. Une commande du regretté Gerard Mortier, sous-titrée « théâtre musical en quinze scènes », sur des textes de l’écrivain uruguayen Juan Carlos Onetti. COULISSES : L’Opéra de Mascate (Oman) Inauguré le 12 octobre 2011, le somptueux Opéra Royal de Mascate, capitale du sultanat d’Oman, ne cesse d’augmenter le rythme de ses activités et affiche un taux de remplissage approchant les 100 %. Après avoir accueilli des compagnies telles que le Staatsoper de Vienne, l’Opéra de Monte-Carlo ou l’Opéra de Lyon, il s’apprête à recevoir, les 9 et 12 février, l’Opéra de Florence, avec L’Italiana in Algeri, et prépare pour 2019 sa première production entièrement conçue in loco, qui suivra de près l’ouverture d’une nouvelle salle, plus petite, dédiée entre autres au répertoire de chambre. Umberto Fanni, son directeur général, dresse le bilan des six années écoulées et lève le voile sur les projets. REOUVERTURE : L’Opéra-Comique réouvre avec Fantasio puis Alcyone… Le 12 février, l’Opéra-Comique propose la première nouvelle production de sa saison de réouverture : Fantasio d’Offenbach, avec Marianne Crebassa dans le rôle-titre. Le spectacle se joue au Châtelet, juste avant sa propre fermeture, la réintégration de la Salle Favart, entièrement rénovée, n’intervenant que le 26 avril, avec Alcione de Marin Marais. Olivier Mantei, directeur de l’institution, fait le point sur la situation à la veille du premier lever de rideau et dévoile ses projets. HOMMAGE… Léontyne Price souffle ses 90 printemps. Placido Domingo, lui-même, l’écrit dans son autobiographie : la soprano américaine, qui soufflera ses 90 bougies, le 10 février, possédait la plus belle voix de « soprano Verdi » du XXe siècle. Si elle n’a pas été la première cantatrice de couleur à fouler les planches d’un théâtre, elle reste très certainement la première à avoir accédé au statut de « prima donna » des deux côtés de l’Atlantique. Une reconnaissance amplement méritée pour celle qui a eu la chance de léguer au disque ses incarnations les plus marquantes, et qui demeure un modèle pour toutes les aspirantes rêvant d’Aida ou de Leonora d’Il trovatore et La forza del destino. Et aussi … JEUNES TALENTS : Philippe Sly, baryton-basse… Jusqu’au 19 février, le baryton-basse natif d’Ottawa participe, pour ses débuts à l’Opéra National de Paris, à la nouvelle production de Cosi fan tutte, dirigée par Philippe Jordan. L’attend ensuite, en juillet, le rôle-titre de Don Giovanni au Festival d’Aix-en-Provence. ___________ Dans le guide, critiques de cd, dvd, livres d’opéra. Les comptes rendus de spectacles et productions, l’agenda des productions à ne pas manquer… OPERA MAGAZINE n°125 – février 2017 – 7,90 euros. Parution : le 1er février 2017. 100 pages.

Le blog d'Olivier Bellamy

16 février

Line Renaud, sur un air de boléro

Elle est née la même année que le Boléro de Ravel, notre Line Renaud nationale : 1928. Et son oeil bleu n’a rien perdu de sa pétillante malice. Elle est venue nous raconter Une drôle d’histoire. Mais la plus fantastique des histoires, c’est celle de sa vie. Partie d’un petit village des corons pour devenir reine à Las Vegas et rester l’une des étoiles préférées des Français, étoile des neiges bien sûr. Voici son programme : Musiques classiques Le Bolero de Ravel La Danse du Sabre Les 3 tenors: Placido Domingo, Luciano Pavarotti et Jose Carreras Ses madeleines Big Band Frank Sinatra - Tommy Dorsey Django Reinhardt Bouncin Around Django Reinhardt et Stephane Grappelli




Carnets sur sol

5 février

Pourquoi elle, pourquoi lui ? – les chanteurs, les chefs d'orchestre

C'est une question qu'il est souvent facile de se poser dans le milieu des arts, évidemment. Au delà des questions de goût, par essence subjectives, il est parfois difficile, pour l'observateur extérieur, de s'expliquer l'engagement d'un artiste plutôt que d'un autre, et encore plus lorsqu'il s'agit de grandes maisons qui ont les ressources et l'influence nécessaires pour effectuer un vrai choix. 1. Parce que : la grille tarifaire des chanteurs Dans La Vestale , je m'étais demandé la raison de la préséance des ténors – Andrew Richards, le rôle principal, n'est pas plus célèbre ni plus sonore que Jean-François Borras (second rôle), et son français, sa projection , et même son timbre (pour des raisons objectivables : moins dans la face, plus dans la gorge) sont inférieurs à son comparse. Par ailleurs, les centres de gravité des deux rôles sont comparables. Alors pourquoi ? Tout le monde sait que le milieu fonctionne essentiellement par réseau ; il est donc largement possible d'exploiter cette explication, même sans convoquer le copinage et le népotisme : quand on a déjà travaillé avec quelqu'un ou qu'on est recommandé, on est prioritairement choisi, dans ce milieu encore plus que dans les autres. Je soupçonne qu'il existe aussi une vision financière paradoxale de la chose : les maisons semblent ne recruter que dans certaines échelles de cachet. Même s'il est formidable, les maisons principales de Paris, Vienne ou New York n'embaucheront pas quelqu'un qui ne fait que des seconds rôles en province, même s'il est le plus qualifié pour ce rôle précis – ou alors c'est accompagné d'une communication massive qui le transforme en vedette, et mènera à le distribuer à son tour exclusivement sur les plus grandes scènes, Pour les plus célèbres, ça s'explique très bien : on les fait revenir, même dans les rôles où il existe mieux qu'eux, parce qu'ils font remplir, et au delà des seules dates concernées, font de la publicité indirecte pour l'établissement. La radio me fait prendre conscience que j'ai manqué Netrebko ou Kaufmann, mais c'est vrai, au fait, qu'est-ce qu'ils jouent d'autre cette année à l'Opéra ? Pour les autres, j'ai l'impression que chaque maison a sa grille par tarif, et qu'on embauchera presque mécaniquement le plus cher dans le premier rôle, même si quelqu'un de la grille saliariale des seconds rôles est particulièrement adapté à cet ouvrage particulier. Il est rare, en fin de compte, de voir des gens appelés ponctuellement (en dehors du baroque, qui fonctionne davantage en circuit spécialisé) pour leurs compétences spécifiques dans un ouvrage. Qu'on ne fasse pas chanter Gérard Théruel tous les jours à l'Opéra Bastille, d'accord, mais quand on a besoin d'un Valentin, d'un Lescaut, d'un prêtre de Dagon, pourquoi aller plutôt chercher des gens qui ont certes une grande carrière internationale, mais modérément célèbres (qui Stoyanov, Sgura, Silins font-ils déplacer sur leur nom ?), et pas toujours maîtres de la langue et du style choisi ? Je crois que la réponse est assez mécanique : on va chercher quelqu'un qui est « du niveau de la maison », alors qu'on pourrait payer moins cher, mieux, et que le public ne ferait pas du tout la différence de notoriété en-dessous d'un certain niveau. Car en matière de célébrité, il y a ceux qui font venir les grand public (les couvertures de magazines, Dessay, Netrebko, Alagna, Kaufmann), ceux qui peuvent être décisifs pour les amateurs (Petibon, Mattila, Radvanovsky, Garanča, Brownlee, M. Álvarez, Tézier, Pape…), et en-dessous, cela ne concerne plus que les quelques geeks surinformés, la famille et les amis. Le grand capharnaüm de la Renommée, gravure tirée de la collection du Tessin. 2. Parce que : raisons artistiques, ou non Néanmoins, et en particulier, pour les chanteurs, la réponse à ce « pourquoi » se trouve parfois sur le vif : lorsque Domingo ou Goerne ouvrent la bouche, la voix enveloppe la salle, impossible de se dégager. On comprend alors l'hystérie de tous ceux qui les ont entendus en vrai, qui nourrit l'intérêt pour leurs disques et leur assure une crédibilité sans faille – personne ne va sortir d'un de leur concerts en tempêtant contre la créature purement discographique. Pour d'autres, c'est moins évident – il n'y a pas forcément de plus-value particulière à entendre Netrebko, Alagna ou Kaufmann en vrai, ils ressemblent assez à ce qu'ils sont, et leur voix n'a pas un impact particulièrement surnaturel (pour Mattila, c'est même l'inverse, la voix paraît invertébrée si on est placé trop loin). Mais leurs qualités d'interprète expliquent assez bien, dès l'écoute des disques, leur statut – même si l'écart entre excellent chanteur et chanteur-vedette est purement arbitraire en général (ce pourraient en être d'autres si on ne parlait que de leur métier). Il faut aussi considérer les questions extra-interprétatives, qui ne sont pas neutres : certains capricieux ou de mauvais caractère ne sont plus embauchés. Angela Gheorghiu a été chassée du Met pour avoir voulu imposer sa garde-robe, exigence alors passée de mode depuis quelque décennies, et Kathleen Battle a fini par ne plus être programmée, malgré l'affection du public, en raison de ses relations humaines exécrables – c'est l'histoire, non vérifiée, de son coup de fil à son agent pour qu'il appelle le chauffeur de taxi et lui demande de remonter la vitre. À l'opposé, je n'ai rencontré, je crois, aucun mélomane qui aime la voix de Vincent Le Texier – certes puissante, mais généralement décrite comme moche (comme poussée, beuglée), et pas toujours endurante. En revanche, lorsqu'on écoute ses collègues, il semble être d'un naturel très facile, et lorsqu'on voit la tête de son répertoire (à part Domingo – et plutôt dans les années 80 – je ne vois pas quel chanteur en activité a une telle extension universelle !), on se rend compte qu'il doit avoir une puissance de lecture et de travail assez phénoménale. Avoir un artiste qu'on peut appeler et qui peut assurer aussi bien un Rameau qu'un Messiaen, une mélodie romantique qu'une création pour ensemble, ça rassure. Même chose pour certains instrumentistes : je suis resté pétrifié devant la présence physique inattendue de Leonidas Kavakos (assez moche au disque, d'une pureté absolue en salle), James Ehnes, Johannes Moser (projection hallucinante, même de dos et dans les nuances les plus fines), Emmanuel Ax (pas vraiment le pianiste qu'on place parmi les orfèvres du son)… Pas d'effet Argerich en revanche – elle est (très) très bien, évidemment, mais elle ressemble à ses disques. 3. Parce que : l'action souterraine des chefs Pour les chefs, la plus-value est difficile à déterminer. Chez les chefs invités, il y a certes trop peu de services de répétition pour qu'il ne se passe pas des choses au moment de la représentation, mais l'essentiel du travail a été fait en amont – dans bien des cas, l'orchestre, une fois préparé, pourrait fort bien jouer tout seul le jour du concert… Le chef communique avec des gestes, certes, mais l'essence de son travail n'est pas nécessairement visible ; comment juger des remarques, des conseils, des choix qui n'ont pas été formulés en public ? Tout au plus peut-on remarquer si leur gestique est claire ou riche, toutefois ce n'est pas un point déterminant – ce peut faire gagner du temps en répétition, mais des musiciens aguerris peuvent très bien décrypter le soir du concert une gestique embrouillée ou spartiate, si le travail est bien fait en amont. C'est pourquoi les spectateurs ou critiques (les deux se confondant de plus en plus de toute façon) qui jugent à la volée les chefs sur leur maintien me laissent toujours songeur : soit ils ont un degré de connaissance des coulisses du spectacle, ou de la technique de direction, très supérieur au mien (ce qui n'est pas tellement difficile, je l'admets), soit ils font des suppositions au petit bonheur en les habillant comme des remarques subtiles. [Vu le nombre de ceux qui le font, moi le premier, je me suis permis de supposer qu'il y avait au minimum des représentants des deux catégories.] Il est donc d'autant plus difficile, pour un chef, de deviner les raisons de son invitation ou de sa nomination. Il a sûrement les bons réseaux, mais est-il choisi parce qu'il est gentil avec les musiciens ? Parce qu'il a une remarquable efficacité de travail ? Ou vraiment pour des raisons artistiques, parce que sa hauteur de vue dépasse celle des camarades ? En tout cas, il est vrai que les mêmes orchestres peuvent être amollis ou transfigurés, selon les baguettes et quasiment du jour au lendemain. Cette semaine, en allant voir Carmen (ma première Carmen en salle, d'ailleurs, mais ça ne vous regarde pas, et vous êtes de bien vilains curieux), j'ai justement été frappé de comprendre pourquoi Simone Young avait fait une telle carrière, à un moment où les injonctions de promouvoir les femmes-chefs n'étaient pas du tout répandues comme aujourd'hui. Parce qu'à l'écouter, ma foi, ses lectures sont toujours cursives et efficaces, mais jamais détaillées, poétiques, surprenantes, intenses ou quoi que ce soit qui rend un chef différent et le fait admirer des mélomanes. Et pourtant, quelles responsabilités ! Invitée à l'Opéra de Vienne, permanente au Philharmonique de Bergen (un des plus beaux orchestres d'Europe, et très présent au disque grâce à BIS), directrice musicale de l'Opéra de Sydney puis de l'Opéra de Hambourg, abondamment enregistrée en CD ou en DVD… En salle, c'était la même chose. Sauf que. Ses gestes sont extrêmement lisibles, toujours très précis, indiquant les entrées même évidentes, et très sensibles aux besoins des chanteurs – chez beaucoup de chefs, lorsqu'un chanteur se perd, on sent de l'irritation, ou alors le patron se tourne ostensiblement vers lui avec de grands gestes pour lui redonner son emplacement. Chez Young, tout est plus subtil de ce point de vue : elle ajuste autant que possible, sans rien décaler, et lorsque son chanteur est déstabilisé, elle répond à ses regards perdus avec bienveillance, s'ajuste à lui et reprend, toujours avec sa battue claire. Ce n'est pas vraiment audible, mais on sent immédiatement combien cette souplesse et cette fermeté doivent être rassurants pour les musiciens : on est toujours très nettement guidé, et du côté des chanteurs secouru. Même si ce n'est pas le chef qui a le plus à dire, on voit bien ce qui peut inciter les grands à vouloir travailler avec elle et les directeurs à l'embaucher. De ce point de vue, l'intérêt de lui faire enregistrer des Bruckner paraît moins évident, mais il faut bien qu'elle ait des loisirs, n'est-ce pas ? Le sujet est bien sûr autrement vaste en réalité, mais ce sera toujours un point de départ à vos méditations du jour.



Carnets sur sol

7 janvier

Opéra de Paris 2018 : les dates et distributions complètes

En complément de la fuite précédente , un aimable lecteur (M. Marcel Québire ) a livré, il y a déjà quelques semaines, les distributions complètes de la saison à venir sous la notule correspondante. Pour ceux qui auraient manqué le commentaire, je le recopie avec quelques ajouts ou précisions (et quelques diacritiques…). Entre parenthèses figure le nombre de représentations prévues. Je précise que, contrairement à la fois précédente où, recueillant une astuce de gens bien informés et allant moi-même récupérer chez l'Opéra de Paris les titres (a priori une source très fiable, à un mois de l'annonce de la programmation !), je n'ai aucune notion de la source cette fois, ni de la fiabilité des données. Néanmoins, comme à la lecture les distributions paraissent très crédibles (ce n'est pas une collection de célébrités ou de gens qui ne viennent pas à Paris d'ordinaire, on y trouve beaucoup d'interprètes valeureux mais pas assez célèbres pour qu'un fan les mette dans un petit rôle de telle œuvre, les « rangs » respectifs des différents chanteurs sont cohérents, etc.), je la laisse pour votre information – et, dans le pire des cas, pour accompagner votre rêverie. Ils figurent, contrairement à la fois dernière, par ordre de représentation. Lehár – La Veuve joyeuse (15) ► Bastille du 9/09 au 21/10 ► Jorge Lavelli – Jakub Hrusa (Hrůša) / Marius Stieghorst ► Véronique Gens / Thomas Hampson / José van Dam → Malgré le titre, probablement en allemand comme les autres années ? Mozart – Così fan tutte (14) ►Garnier du 12/09 au 21/10 ► A-T de Keersmaeker – Philippe Jordan / Marius Stieghorst ► Jacquelyn Wagner / Ida Falk Winland – Michèle Losier / Stéphanie Lauricella – Philippe Sly / Edwin Crossley-Mercer – Frédéric Antoun / Cyrille Dubois – Ginger Costa-Jackson / Maria Celeng – Paulo Szot / Simone Del Savio → Il s'agit de l'exacte double distribution jouée en ce moment (janvier-février 2017), donc pour une reprise au mois de septembre, on peut être assez certain que la distribution ne sera pas celle-là ! (Ce qui repose la question de la source et de l'exactitude.) Debussy – Pelléas et Mélisande (5) ► Bastille du 19/09 au 6/10 ► Robert Wilson – Philippe Jordan ► Etienne Dupuis - Elena Tsallagova - Luca Pisaroni - Franz-Josef Selig Verdi – Don Carlos (11) ► Bastille du 10/10 au 11/11 ► Krzysztof Warlikowski – Philippe Jordan ► Jonas Kaufmann - Ludovic Tézier - Elina Garanca (Elīna Garanča) - Sonya Yoncheva - Ildar Abdrazakov → Les bruits de couloir parlent d'une alternance entre la version française et la version italienne (avec prise de rôle éventuelle de Jonas Kaufmann dans la version française, mais il y a manifestement débat). J'avais lu que Brian Hymel devait chanter en alternance – une double distribution paraît en effet assez logique. Je n'ai pas d'informations en revanche sur les éditions (voir ici celles qui existent de 1867 après coupures (comme chez Pappano) utilisées : version française, version française archi-intégrale avec tout ce qui a été écrit en 1866-7 (comme Matheson, ou Abbado-DGG avec annexes), version italienne en quatre actes (Milan) comme jusqu'ici à Paris, en cinq actes (Modène), en cinq actes avec ajouts de la version française (Londres +) ? Verdi – Falstaff (7) ► Bastille du 26/10 au 16/11 ► Dominique Pitoiset – Fabio Luisi ► Bryn Terfel - Franco Vassalo - Francesco Demuro - Aleksandra Kurzak - Varduhi Abrahamyan Mozart – La Clemenza di Tito (15) ► Garnier du 15/11 au 25/12 ► Willy Decker – Dan Ettinger ► Ramon Vargas (Ramón) / Michael Spyres – Amanda Majeski / Aleksandra Kurzak – Stéphanie d’Oustrac / Marianne Crebassa Janáček – De la Maison des morts (6) ► Bastille du 18/11 au 2/12 ► Patrice Chéreau – Esa-Pekka Salonen ► Andreas Conrad – Peter Mattei – Stefan Margita - Willard White → Le plus sinistre des Janáček, mais servi par de très grands interprètes, d'ailleurs plutôt des voix lumineuses (alors que l'esthétique majoritaire de Bastille, volume oblige, sont plus souvent épaisses, saturées, rauques ou grumeleuses)… Puccini – La Bohème (12) ► Bastille du 1/12 au 31/12 ► Claus Guth – Gustavo Dudamel / Manuel Lopez- Gomez ► Sonya Yontcheva / Nicole Car – Atalla Ayan / Benjamin Bernheim – Artur Rucinski (Ruciński) – Arturo Tagliavini – Aida Garifullina → Garifullina a certes déjà chanté Musetta, mais je me serais figuré que considérant sa notoriété et les rôles pas tous légers qu'elle aborde désormais, elle serait distribuée en Mimí. À voir. Haendel – Jephtha (8) ► Garnier du 13/01 au 30/01 ► Claus Guth – William Christie (Les Arts Florissants) ► Ian Bostridge – Marie-Nicole Lemieux – Philippe Sly – Katherine Watson – Tim Mead → Manifestement le même principe que pour Eliogabalo de spécialistes pas trop spécialistes ; cette fois néanmoins, les chanteurs, célèbres pour autre chose, sont réellement familiers de ce répertoire, et performants. (En revanche, Christie en Haendel, ça fait certes remplir, sans être forcément le meilleur service à lui rendre.) Verdi – Un Ballo in maschera (9) ► Bastille du 16/01 au 10/02 ► Gilbert Deflo – Bertrand de Billy ► Anja Harteros / Sondra Radvanovsky – Marcello Alvarez (Álvarez) / Piero Pretti – Luciana D’Intino – Simone Piazzola – Nina Minasyan Saariaho – Only the sound remains (6) ► Garnier du 23/01 au 07/02 ► Peter Sellars- Ernest Martinez-Izquierdo ► Philippe Jaroussky – Davone Tines (Davóne Tines ) Rossini – Il Barbiere di Siviglia (9) ► Bastille du 24/01 au 16/02 ► Damiano Michieletto – Riccardo Frizza ► René Barbera / Levy Sekgapane – Olga Kulchynska – Massimo Cavalletti / Florian Sempey – Simone Del Savio – Nicolas Testé Verdi – La Traviata (8) ► Bastille du 02/02 au 28/02 ► Benoît Jacquot – Dan Ettinger ► Anna Netrebko / Marina Rebeka – Rame Lahaj (Ramë Lahaj) / Charles Castronovo – Vitaly Bilyy / Placido Domingo (Plácido Domingo) – Virginie Verrez Bartók – Le Château de Barbe-Bleue / Poulenc – La Voix humaine (7) ► Garnier du 17/03 au 11/04 ► Krzysztof Warlikowski – Ingo Metzmacher ► John Relyea – Ekaterina Gubanova – Barbara Hannigan Berlioz – Benvenuto Cellini (9) ► Bastille du 20/03 au 14/04 ► Terry Gilliam – Philippe Jordan ► John Osborn – Pretty Yende – Maurizio Muraro – Audun Iversen – Marco Spotti Wagner – Parsifal (8) ► Bastille du 27/04 au 23/05 ► Richard Jones – Philippe Jordan ► Andreas Schager – Peter Mattei – Anja Kampe – Evgeny Nikitin – Günther Groissböck – Jan-Hendrik Rootering → Je doute qu'on puisse trouver mieux actuellement pour programmer un Parsifal. Ravel – L’Heure espagnole / Puccini – Gianni Schicchi (10) ► Bastille du 17/05 au 17/06 ► Laurent Pelly – Maxime Pascal ► Clémentine Margaine / Michèle Losier – Stanislas de Barbeyrac – Philippe Talbot – Alessio Arduini / Thomas Dolié – Nicolas Courjal / Nicola Alaimo – Vittorio Grigolo – Elsa Dreisig – Rebecca de Pont Davies – Philippe Talbot – Emmanuelle de Negri Moussorgski – Boris Godounov (12) ► Bastille du 07/06 au 12/07 ► Ivo Van Hove – Vladimir Jurowski / Damian Iorio ► Ildar Abdrazakov – Ain Anger – Evgeny Nikitin Donizetti – Don Pasquale (12) ► Garnier du 09/06 au 12/07 ► Damiano Michieletto – Evelino Pido (Pidò) ► Lawrence Brownlee – Nadine Sierra – Michele Pertusi – Florian Sempey Verdi – Il Trovatore (14) ► Bastille du 20/06 au 14/07 ► Alex Ollé – Maurizio Benini ► Sondra Radvanovsky / Elena Stikhina – Marcelo Alvarez (Álvarez) / Robert Alagna / Yusif Eyvazov – Zelko Lucic (Željko Lučić) / Gabriele Viviani – Anita Rachvelishvili / Ekaterina Semenchuk J'ai maugréé la dernière fois contre le peu d'ambition d'une programmation qui ne fait que reprendre les scies du répertoire, exactement ce qui fait dire que l'opéra est un genre mort – quasiment rien de récent, et rien en redécouverte patrimoniale (de France ou d'ailleurs, je ne fais pas le difficile). Considérant que, dans le milieu de la musique classique, on considère comme impossible de modifier la partition… alors effectivement, rien ne change, on ne joue que la même centaine d'œuvres, sans aucune surprise, et il ne reste plus qu'à se repaître de sa propre mauvaise humeur en écoutant de meilleurs chanteurs du passé et en pleurant sur l'Âge d'or à jamais révolu. Je le respecte complètement dans les théâtres qui sont surtout une fenêtre dépaysante : dans les pays, même proches, qui n'ont pas de tradition lyrique propre, comme le Maroc ou la Turquie, en effet on ne joue que La Traviata et la Flûte Enchantée… et c'est légitime, il s'agit d'entr'apercevoir ce qu'est l'essence d'un genre exotique. En revanche, dans une des maisons spécialistes les plus subventionnées au monde, je trouve peu stimulant de ne pas oser, même à la marge, quelques chemins de traverse, qu'on peut amplement se permettre avec son matelas financier. Cette audace, ce sont d'autres maisons plus petites, et pas qu'à Paris (Toulouse, Marseille, Tours, Strasbourg, Metz…) qui la manifestent… et sans être conduites à la ruine, manifestement. En revanche, il faut bien admettre que pour cette saison, les distributions sont somptueuses : ♣ les titulaires internationaux les plus prestigieux de ces rôles – Harteros, Radvanovsky, Netrebko, Rebeka, Kampe, d'Oustrac, Garanča, D'Intino, Semenchuk, Brownlee, Bostridge, Osborn, Álvarez, Castronovo, Kaufmann, Schager, Mattei, Tézier, Lučić, Nikitin, Terfel, Abdrazakov, Courjal, Groissböck, Anger… ♣ des essais très attendus – Yoncheva en Élisabeth, Gens en Glawari, Dupuis en Pelléas & Pisaroni en Golaud… ♣ ou des gens qui ne sont pas starisés mais qui font une grande carrière très méritée – Minasyan, Kulchynska, Car, Stikhina, Crebassa, Barbera, Talbot, Spyres, Conrad, Barbeyrac, Bernheim, Margita, Lahaj, Del Savio, Sly, Piazzola, Ruciński, Vassalo, Tines, Spotti… Et le choix des metteurs en scène est assez adroit : des gens qui vont dans le sens du renouvellement scénique, sans être trop radicaux ou eurotrashisants. L'Opéra de Paris devient l'Opéra de Vienne, en somme : du répertoire pour touristes ou public ronronnant, mais toujours parfaitement chanté. On s'en consolera d'autant mieux, lorsqu'on y mettra les pieds, qu'il y aura mille autre choses à voir simultanément à quelques centaines de mètres à peine. Ce n'est pas pour rien que Dieu a créé l'agenda de Carnets sur sol.

Classiquenews.com - Articles

4 janvier

Fauteuils d’orchestre 2 : le violoniste Renaud Capuçon

France 3. Renaud Capuçon, Fauteuils d’orchestre, le 6 janvier 2017, 20h55. France 3 joue la carte culture et musique en prime, grâce à sa case « Spectacles ». Après avoir consacrer les mérites du baryton Ruggero Raimondi, le Don Giovanni de Losey, voici le violoniste français Renaud Capuçon, ses amis, son frère (Gauthier, violoncelliste) et bien d’autres invités. Le classique s’invite dans votre salon, en grand format pour présenter « le parcours d’une vie », même si le violloniste ainsi fêté est loin d’avoir fini sa carrière. Animatrice vulgarisatrice et mélomane enjouée, Anne Sinclair s’intéresse au parcours artistique du violoniste Renaud Capuçon évoquant son travail, ses amis et son soutien à la nouvelle génération. Il n’a que 40 ans, dont 36 déjà passés avec un violon entre les mains… Place aux jeunes tempéraments prometteurs déjà impressionnants : Daniel Lozakovitj, jeune violoniste virtuose de 15 ans, ou Kit Armstrong pianiste d’à peine 20 ans, qui compose, interprète, dirige… En guest star de prestige – parce que très rare sur un plateau télé : la pianiste argentine Martha Argerich. Les œuvres nécessitant un orchestre sont réalisées par l’Orchestre National de France (Domingo Hindoyan, direciton). Au programme : Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Brahms, Mendelssohn… On regrette là encore l’absence des compositeurs français sur un chaîne de service publique. Présents aussi, Michel Cymes ami de longue date à qui Renaud a conseillé de faire du saxophone ou encore Pierre Barthel, son luthier qui explique les secrets de son travail et les spécificités de l’instrument de Renaud Capuçon. La devise de Renaud Capuçon pourrait être « vivre pour et par la musique ». FAUTEUILS D’ORCHESTRE Invité, Renaud Capuçon, le parcours d’une vie Durée : 146mn – Vendredi 6 janvier 2017, 20h55 sur France 3 Avec l’Orchestre National de France dirigé par Domingo Hindoyan Les invités de Renaud Capuçon et Anne Sinclair : Martha Argerich, Ermonela Jaho, Kit Armstrong, Michel Cymes, Delphine De Vigan, Alexandre Duhamel , Edgar Moreau, Daniel Lozakovitj , Adrien La Marca , Guillaume Chilemme, Nicolas Angelich, Jean-François Borras, Alexandra Conunova, Pierre Barthel, Vassilena Serafimova, Thomas Enhco.

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Nessun Dorma 3 Tenors Opera De Los Angeles Opera Opera National De Washington

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